A l'Office National du Tourisme, la journée du 2 mai 2025, était à la fois une journée ouvrable et pédagogique. C'est cette date que l’ONT a choisi pour célébrer la « journée internationale des monuments et sites touristiques », habituellement commémorée le 18 avril de chaque année.
Dans le cadre de la célébration de cette journée, l'Office National du Tourisme dont la mission est la promotion et le développement du tourisme a organisé un circuit touristique dans la ville de Kinshasa. Cette activité avait pour objectif premier de permettre aux cadres et agents de l'ONT de s'imprégner des réalités inhérentes à certains métiers du tourisme, notamment celui de « guide touristique ».
Deux guides formés à l'Office National du Tourisme, Nicole Okitakula et Augustin Bangamba ont eu le privilège, durant tout le trajet, d'entretenir leurs collègues de service qui, cette fois-là étaient à la place des touristes. Plus de 90 personnes sont partis du siège de l'ONT, hommes et femmes étaient quasiment tous habillés en T-shirts floqués du logo de l'Office National du Tourisme ainsi que de la Marque, “Explorez la RDC, Cœur de l’Afrique “. Pour diverses raisons, près d’une trentaine d’agents ont directement rejoint la première équipe à Kinsuka Beach, point de chute.
Avant de prendre la route vers les quelques sites touristiques de la capitale, sélectionnés pour la circonstance, le Directeur des Ressources Humaines et son collègue de Marketing et Communication ont tenu à circonscrire la quintessence de cette journée. Travail, pédagogie, immersion et apprentissage ont été les maitres mots.
Le convoi composé de deux grands bus de l'ONT transportant les cadres et agents de cet établissement public, a pris la route juste après ce briefing. Première escale, « la place de la gare centrale » où est installée actuellement « la grande roue de Kinshasa ». Avec cette attraction, la capitale de la RDC rivalise avec d'autres grandes villes du monde.
A cet endroit, la guide Nicole Okitakula a rappelé l'importance qu’avait le chemin de fer dans le développement de l'ex Congo Belge, allusion faite à la célèbre phrase du roi belge Léopold II : « Sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny ». Dans l’enceinte de l’actuelle Gare centrale, trône « la première locomotive à vapeur » conduite par le machiniste Nicolas Cito. « Cito » c'est l'autre nom de la « Cité Kauka » dans la commune de Kalamu construite dans les années 50-60 pour les cadres et agents de l'Office National des Transports (Onatra).
Les touristes d'un jour ont ensuite pris la direction du rond point « Forescom », en référence à la Société Forestière et Commerciale du Congo. A l'instar de sa collègue, Augustin Bangamba a déroulé l'histoire de cette place qui abrite le premier immeuble de l’ancienne Léopoldville. Construit en 1946 et inauguré en 1949, cet immeuble en forme de bateau rappelle le moyen utilisé à l'époque coloniale pour acheminer le bois de l'ex grande province du Bandundu jusqu'à la capitale.
Raison pour laquelle l'immeuble Forescom se nomme aussi « Immeuble Nioki » puisque le bois utilisé pour sa construction provenait de cette ville qui se trouve actuellement dans la province du Mai-Ndombe, vestige de l’ancienne grande Bandundu, après le démembrement des provinces de 2015. Une autre curiosité de la capitale congolaise qui se trouve au rond-point Forescom, c'est « le Mémorial du Soldat Congolais ». Les guides ont expliqué que cette oeuvre est composé de trois soldats côte à côte rappelant ainsi les trois grandes étapes de l'armée congolaise à savoir « la force publique, les forces armées zaïroises (FAZ), les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ».
Peu après, sans beaucoup des difficultés comme dans la suite du parcours dans le centre ville, le convoi s'est ébranlé vers « la place des évolués », nommé ainsi en mémoire des premiers érudits et universitaires congolais. Tous les cadres et agents de l’ONT y sont descendus des bus question de visibilité. Après la place des évolués, la centaine de personnes s'est dirigée à pieds vers ce qui s'appelait autrefois « la place du trône » car il y avait à cet endroit un monument du roi Léopold II. Nous sommes ici devant « le Palais de la Nation », un lieu avec une forte charge historique.
